Un poisson d'eau douce, Stephaniella melanocephala, appartenant à une espèce jusqu'alors inconnue, a été découvert et identifié à Mines Saint-Étienne. Ce fossile, datant d'environ 300 millions d'années, apporte de nouvelles connaissances sur l'évolution du vivant et met en lumière la richesse des collections géologiques de l'École.
Appartenant à la famille des aeduellidés, ces poissons d'eau douce mesuraient environ 15 cm à l'âge adulte. Ils vivaient à une époque où le bassin stéphanois était une vaste zone de lacs et marécages, entourée de forêts primaires et de hautes montagnes.
La découverte de Stephaniella melanocephala, premier vertébré décrit en détail dans ce bassin, offre des éléments inédits sur l'anatomie des anciens poissons lacustres et aide à mieux comprendre l'évolution des espèces de cette période.
Ce fossile, issu de sondages réalisés entre les années 50 et 70, était conservé dans un espace de stockage. Son identification a été rendue possible grâce au travail de Michel Pouzadoux, référent en charge des inventaires des « collections oubliées », et à l'expertise de Daniel Gonçalves, étudiant en paléontologie à l'Université de Toulouse.
Après analyses, le spécimen a été officiellement nommé Stephaniella melanocephala et sa découverte publiée dans la revue scientifique internationale Zoological Journal of the Linnean Society en juin 2026, avec le soutien de Vincent Luccisano, paléontologue au CR2P.
Ségolène Courant, responsable des collections de Mines Saint-Étienne, a qualifié cette découverte d'« extraordinaire », soulignant la reconnaissance qu'elle apporte aux collections et le rayonnement de l'École.
Plus d'un tiers des fossiles des collections de Mines Saint-Étienne restent encore à analyser, laissant espérer de nouvelles découvertes parmi la paléofaune diverse déjà observée, incluant mollusques, bivalves, crustacés et insectes.




