Le programme SolsVivants pour comprendre et préserver la biodiversité des sols

Lancé en 2026 avec un budget de 9 millions d'euros, ce programme vise à étudier les interactions des organismes du sol pour améliorer leur santé.

Image générique de sol riche et sombre, avec des textures subtiles suggérant la vie microscopique et des réseaux organiques.
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Image générique de sol riche et sombre, avec des textures subtiles suggérant la vie microscopique et des réseaux organiques.

Le programme de recherche SolsVivants, lancé en 2026 et piloté par INRAE et le CNRS, vise à produire des connaissances sur le rôle des organismes du sol et leurs interactions pour préserver la santé des sols.

Avec un budget de 9 millions d'euros, le programme PEPR SolsVivants s'est fixé pour objectif de comprendre les interactions au sein des sols afin d'agir pour leur préservation. Il étudiera une diversité de sols, d'usages et de modes de gestion. Le séminaire de démarrage est prévu du 4 au 6 novembre.
Les sols, qui abritent environ 60 % de la biodiversité terrestre et fournissent près de 99 % de notre alimentation, sont confrontés à de multiples menaces. Plus de 60 % des sols européens sont dégradés par l'artificialisation, l'érosion, la pollution, l'acidification, la salinisation, et la perte de carbone et de biodiversité. Ces écosystèmes complexes, largement méconnus, sont le théâtre d'interactions constantes entre bactéries, champignons, vers de terre et autres organismes, qui sont essentielles à des fonctions clés comme la décomposition de la matière organique, le recyclage des nutriments, la structuration du sol et le stockage du carbone.
Ce programme d'envergure, proposé par l'agence Agralife, vise également à structurer la communauté scientifique nationale en écologie et sciences du sol. Il répond à la directive européenne sur la surveillance et la résilience des sols, qui ambitionne des sols européens en bonne santé d'ici 2050. Philippe Hinsinger, directeur de recherche INRAE, souligne l'importance d'apporter des bases scientifiques solides au débat sur la mesure de cette santé, notamment pour la biodiversité des sols.
Le PEPR SolsVivants s'articule autour de quatre défis majeurs : développer une approche par réseaux d'interactions englobant tous les organismes du sol, intégrer ces organismes dans les modèles de fonctionnement des sols, confronter les connaissances à la diversité des sols et de leurs usages, et faire dialoguer les disciplines et les acteurs. Le programme finance deux grands projets ciblés qui étudient les réseaux d'interactions et leur rôle dans la multifonctionnalité des sols, en s'appuyant sur la modélisation, l'expérimentation et l'observation.
Ces travaux seront menés dans 6 grands types d'écosystèmes, incluant les prairies de montagne, les forêts, les agroécosystèmes, les sols urbains et industriels, ainsi que les écosystèmes tropicaux d'Afrique de l'Ouest et d'outre-mer. L'objectif est de disposer de protocoles partagés, de jeux de données inédits et de modèles intégrant les organismes vivants, afin de soutenir les politiques publiques et d'accompagner la transition agroécologique.
Le programme, qui s'étend de 2026 à 2031, mobilise 16 partenaires principaux et 8 partenaires rattachés, en collaboration avec des partenaires étrangers. Il vise à sensibiliser les gestionnaires de sols, les citoyens et les décideurs politiques aux enjeux cruciaux de la santé des sols.
Information rédigée à partir de la source officielle : INRAE - Centre Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes (26/10/2026)