En 2025, l'Auvergne-Rhône-Alpes a recensé 137 épisodes d'intoxication au monoxyde de carbone, touchant 279 personnes. Parmi elles, 24 ont nécessité une hospitalisation en caisson hyperbare pour une récupération par oxygène. Un décès est à déplorer.
Ces chiffres marquent une diminution significative par rapport à 2024, où 178 épisodes avaient été déclarés, entraînant 692 intoxications et trois décès. Malgré cette tendance à la baisse, le risque demeure et requiert une attention particulière.
Les intoxications surviennent majoritairement durant la période de chauffe, d'octobre à avril. Elles sont souvent liées à des appareils de chauffage ou de production d'eau chaude défectueux, mal entretenus ou mal utilisés, ainsi qu'à une ventilation insuffisante des logements. Ces accidents peuvent être évités par des gestes de prévention simples.
Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz toxique, invisible, inodore et non irritant, issu de la combustion incomplète de combustibles. Inhalé, il remplace l'oxygène dans le sang, causant des intoxications graves, parfois mortelles. Les premiers symptômes incluent maux de tête, nausées, vomissements, fatigue inhabituelle, vertiges ou malaises. Dans les cas graves, il peut entraîner perte de connaissance, coma, voire décès. La simultanéité de ces symptômes chez plusieurs personnes dans un même lieu doit faire suspecter une intoxication.
L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes rappelle les gestes de prévention : faire vérifier ses installations de chauffage par un professionnel qualifié avant chaque hiver, ramoner les conduits de fumée au moins une fois par an, aérer son logement quotidiennement (au moins 10 minutes par jour) et ne jamais obstruer les grilles de ventilation. Il est également crucial d'utiliser correctement les appareils : ne jamais utiliser de brasero, barbecue ou cuisinière pour chauffer un logement, limiter l'usage des chauffages d'appoint à combustion à deux heures continues, et installer les groupes électrogènes à l'extérieur.
En cas de suspicion d'intoxication, il faut agir immédiatement : ouvrir portes et fenêtres si possible sans danger, arrêter les appareils à combustion, évacuer les locaux, et appeler les secours (15, 18, 112 ou 114 par SMS). Il ne faut pas retourner dans les locaux avant l'autorisation des services compétents. Une prise en charge médicale rapide est nécessaire, même pour des symptômes légers.
L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes mène des enquêtes environnementales (83 en 2025) suite aux signalements pour identifier les causes et prévenir de nouveaux accidents. Elle met également à disposition des supports de sensibilisation pour les collectivités et le public.




