Pour obtenir ce rôle, Léonard Signoret a traversé un long processus de casting. Après un premier essai enregistré, il a été convoqué à Paris pour un « callback », une étape finale réunissant les derniers candidats. D’autres auditions ont suivi, à Roanne puis devant la caméra aux côtés de l'un des acteurs principaux du film.
C’est un jeudi soir que Fred Cavayé l’a contacté pour lui annoncer qu’il avait été sélectionné. « C’était un jeudi soir, on a invité tous les copains pour fêter ça », confie Léonard. Le jeune acteur ne connaissait alors le personnage que de nom, alors qu'il étudiait justement Les Misérables en cours de français. Après sa sélection, il a visionné plusieurs adaptations du roman, au cinéma et au théâtre, pour façonner sa propre interprétation de Gavroche : un enfant des rues libre, joyeux et engagé dans la révolution.
Le tournage l’a mené notamment à Bordeaux, où une véritable barricade avait été érigée pour recréer le Paris du XIXe siècle. Dès ses premiers jours sur le plateau, il y a tourné l’une de ses scènes les plus exigeantes. Les décors, les figurants et la mise en scène lui ont permis de mesurer l’ampleur du projet.
Face à des acteurs tels que Vincent Lindon, Tahar Rahim, Camille Cottin et Benjamin Lavernhe, Léonard a beaucoup observé. Il retient notamment que le jeu ne se limite pas aux dialogues : « On peut jouer sans avoir du texte, tout dans le regard. » Ses partenaires lui ont également prodigué des conseils pour renforcer sa présence à l’écran.
Il y a quelques semaines, Léonard a découvert le film en famille lors d’une projection émouvante, où sa mère n’a pu contenir ses larmes en le voyant dans la peau de Gavroche. Il a alors pris conscience du chemin parcouru, apparaissant au milieu de cette distribution renommée. Son nom figure pour la première fois sur l’affiche officielle d’un film, marquant une nouvelle étape dans sa carrière.
Déjà engagé sur le tournage d’une nouvelle saison de La Colo, Léonard Signoret poursuit son parcours d’acteur.




