Une nouvelle approche comptable évalue le coût économique de l'extinction des espèces

Une étude de l'UGA transforme le risque d'extinction en un coût économique mesurable, proposant un outil pour intégrer la biodiversité dans les décisions financières.

Image générique d'une abeille sur une fleur, avec un arrière-plan flou évoquant un cadre de recherche.
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Image générique d'une abeille sur une fleur, avec un arrière-plan flou évoquant un cadre de recherche.

Une nouvelle méthode de comptabilité, développée par des chercheurs de l'Université Grenoble Alpes (UGA), permet désormais de quantifier le coût économique lié à l'extinction des espèces, offrant un outil innovant pour la conservation de la biodiversité.

Une récente publication, associant le Centre d'études et de recherches appliquées à la gestion (CERAG - UGA - Grenoble INP-UGA), a transformé le risque d'extinction des espèces en un coût économique mesurable. Cette étude, appliquée à l'abeille mellifère en France, démontre que l'inaction face au déclin de la biodiversité engendre des coûts croissants, fragilise les espèces et pèse sur l'économie.
La recherche propose un nouvel outil comptable intégrant la biodiversité pour anticiper le coût de l'inaction et intégrer la protection du vivant dans les décisions économiques. Cette approche articule la reconnaissance de la valeur intrinsèque des espèces et leur prise en compte spécifique dans les rapports de biodiversité, ainsi que la valorisation monétaire des capitaux naturels, humains et sociétaux.
Expérimentée sur l'abeille mellifère en France à partir d'entretiens menés auprès de 70 apiculteurs entre 2018 et 2025, la méthode identifie les ressources nécessaires à la conservation. Pour 30 ruches subissant environ 30 % de pertes annuelles, les dépenses sont estimées à 4 700 €. Avec 40 % de pertes, elles atteindraient 6 095 €, traduisant l'augmentation des ressources nécessaires lorsque les conditions de survie se dégradent.
Les résultats suggèrent que la comptabilité peut devenir un outil d'alerte et de conservation, en rendant visibles les ressources nécessaires au maintien des espèces et les conséquences économiques de l'inaction. Cette approche contribue à intégrer la biodiversité dans les outils de gestion et les dispositifs internationaux de reporting, ouvrant des perspectives d'application à d'autres espèces et écosystèmes.
Information rédigée à partir de la source officielle : Université Grenoble Alpes (UGA) (16/10/2026)