Après trois années de travaux, la Communauté de communes de Haute Tarentaise (CCHT) a officiellement inauguré la station d’épuration intercommunale située dans la Zone d’Activité des Colombières, à Bourg-Saint-Maurice, le vendredi 2 octobre 2026. Ce projet, initié en 2023 par le Syndicat d’Assainissement de Haute Isère et repris par la CCHT en 2025, représente un investissement majeur pour la protection de l’environnement sur le territoire.
La capacité de traitement de la station a été augmentée, passant de 62 000 à 70 000 équivalents-habitants. Cette modernisation permet de mieux gérer les variations de volume d'eaux usées liées à l'activité touristique intense de la région. Les nouveaux équipements améliorent le traitement de l'azote et du phosphore, contribuant ainsi à une meilleure protection de la rivière Isère par la limitation des rejets polluants. Le chantier a également inclus la mise à niveau des équipements de prétraitement, de dépollution biologique, de déshydratation des boues, ainsi que l'amélioration des systèmes de désodorisation et la réduction des nuisances sonores.
D'un coût total de 20 millions d’euros, cette opération a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires financiers, dont le programme FEDER via la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la Banque des Territoires, la Caisse d’Épargne Rhône Alpes, le Crédit Foncier et le Crédit Agricole des Savoie. Les travaux visent non seulement à optimiser la performance épuratoire et énergétique, mais aussi à améliorer l'intégration paysagère et architecturale de l'équipement.
Un aspect central du projet est la gestion de l'énergie et la sobriété énergétique, en ligne avec la stratégie de transition écologique de la CCHT. La nouvelle station intègre une unité de méthanisation des boues et une cogénération. Les boues sont transformées en biogaz, une énergie renouvelable produisant chaleur et électricité sur site. Cette technologie réduit de 30 à 40 % le volume des boues à évacuer, inscrivant la station dans une logique d'économie circulaire. De plus, 250 m² de panneaux photovoltaïques complètent la production d'énergie renouvelable, avec l'objectif d'atteindre progressivement la neutralité énergétique de l'installation.




