À Val d’Isère, le parking du Manchet est le point de départ pour Olivier et ses deux collègues ouvriers. Armés de leurs pioches, leur mission du jour est de remettre en état les sentiers du tour du Mont Roup. L'entretien courant vise principalement à assurer un bon écoulement de l'eau et à maintenir une assise solide pour le confort des randonneurs.
Grâce à leurs outils, les ouvriers nettoient les revers d’eau, pièces métalliques ou en bois qui dévient l'eau pour éviter qu'elle ne ruisselle sur les sentiers. Ils curent également les sillons creusés qui s'obstruent avec le temps. Ces ouvrages sont essentiels pour une bonne évacuation de l'eau de ruissellement, limitant ainsi l'érosion des sols et prévenant des interventions plus lourdes.
Des travaux plus importants, nécessitant du matériel lourd comme des marteaux-piqueurs, sont parfois entrepris. En juillet, un sentier entre le vallon de la Sache et le refuge de la Martin a ainsi été reconstruit après l'effondrement partiel de son assise.
Leur travail inclut aussi la remise en état des panneaux directionnels, comme celui dont les lames montraient des signes de fatigue, rapidement réparé avec quelques vis.
L'entretien des sentiers débute généralement autour du 15 juin. Les passerelles, déposées pour l'hiver, sont remises en place pour faciliter l'accès, notamment vers le refuge du Fond des Fours depuis le vallon du Manchet. Elles seront retirées à l'automne.
Le Parc national de la Vanoise compte 16 refuges, dont l'entretien des bâtiments fait également partie des missions des ouvriers. Cet été, le bardage bois du chalet principal du refuge du Fond des Fours a été remis en état. Les équipes possèdent de multiples compétences, allant de la plomberie à la menuiserie et la peinture.
Ces saisonniers, actifs de mi-mai à mi-octobre, sont un maillon essentiel de l'accueil dans le Parc. Ils interviennent sur près de 400 km de sentiers balisés, canalisant les randonneurs pour préserver les milieux naturels et la faune.
Un chantier d'exception cet été a vu la construction d'un pont en pierre sèche en Haute-Maurienne, près du refuge de la Femma. Ce chantier-formation a permis aux ouvriers de développer leurs compétences en construction pierre sèche, un savoir-faire du patrimoine local, aux côtés des Muraillers de Provence.
Olivier décrit ce moment comme une « formidable aventure humaine » ayant créé une synergie entre les équipes d'ouvriers du Parc.




