Depuis 2024, en partenariat avec le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), une étude caractérise l'hydrosystème des affluents du Haut-Rhône descendants du plateau du Retord et du Grand Colombier. L'objectif est de mieux comprendre les échanges entre les eaux souterraines et celles qui s'écoulent en surface. Un réseau de sondes (piézomètres et sondes limnimétriques) a été déployé, complété par des relevés mensuels pour analyser ce système karstique.
Un débit faible généralisé et des assecs précoces marquent la situation actuelle. Des truites ont été observées nageant dans des flaques de 2 m³ au milieu de lits asséchés, illustrant la gravité de la situation.
L'absence de précipitations en septembre a accentué ces baisses de débits, mettant en péril les milieux et la biodiversité aquatique. Les conséquences incluent une eau moins oxygénée, une augmentation de la température, une réduction des habitats et ressources pour la faune, ainsi que l'assèchement des ripisylves. Des rivières comme la Vézeronce et la Dorches, labélisées Rivières Sauvages, ont été fortement impactées.
La ressource en eau est sous pression sur le territoire. L'eau est un bien commun précieux, support d'activités telles que l'hydroélectricité, l'exploitation de matériaux et l'agriculture, tout en assurant l'alimentation en eau potable. Une sobriété d'usage est donc jugée nécessaire.
L'étude, financée par l'Agence de l'eau RMC, le Conseil Départemental de l'Ain et la CNR, a fait l'objet d'un comité de pilotage le 22 septembre 2026 pour présenter les premières données. Les recherches se poursuivront pour évaluer la quantité d'eau disponible et sa répartition entre usage humain et préservation des milieux naturels. Le Syndicat du Haut-Rhône agit pour renforcer la résilience des rivières face aux sécheresses, notamment par la préservation des zones humides et la restauration des cours d'eau.




