Le ruisseau Sanzy, bien que discret, joue un rôle essentiel en tant qu'affluent de l'Yzeron, se distinguant par sa capacité à ne jamais se tarir, même en période de sécheresse. Cependant, il présentait une tendance à déborder, inondant ses alentours, y compris l'aire de jeux du parc de Sanzy, lors des crues. Cette situation était due à une artificialisation importante de son lit à des fins paysagères.
Depuis le printemps dernier, le Sagyrc conduit des travaux pour renaturer le cours d'eau, à la demande de la Métropole de Lyon et d'autres collectivités partenaires. Le ruisseau, autrefois canalisé en amont et en béton le long du parc, va désormais serpenter librement.
Cette opération vise plusieurs objectifs : en permettant au Sanzy de mieux irriguer ses abords (jusqu'à 50 mètres en amont), il redevient un refuge pour la biodiversité. De plus, en lui laissant la liberté de divaguer et de creuser son propre lit, les risques d'inondation et de crue sont réduits, car les sols absorbent mieux les pluies orageuses.
Le projet inclut la suppression d'une retenue d'eau pour la transformer en zone humide et la création de quatre mares le long du parcours, afin d'accueillir le retour d'espèces animales telles que les grenouilles, tritons et salamandres. Matthieu Hervé, directeur du Sagyrc, explique que ces travaux améliorent la résilience du milieu face aux conditions climatiques extrêmes.
Le coût de l'opération s'élève à environ 230 000 euros, dont 70 000 euros financés par le Sagyrc, notamment par la Métropole de Lyon. Le directeur souligne que cet investissement est rapidement rentabilisé par l'évitement des crues potentiellement destructrices.
Cette initiative est également une occasion de sensibiliser les plus jeunes à la préservation des zones humides. Le Sagyrc, en collaboration avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO), invitera une classe de CM1 et une classe de CM1-CM2 de l'école Jean-de-la-Fontaine à découvrir la faune et la flore du bassin versant de l'Yzeron. Les enfants apprendront à protéger ces espèces et participeront à la création d'une mare, transmettant ensuite leurs connaissances à d'autres écoles du territoire en juin.




