La cérémonie de remise des prix s'est tenue le 6 octobre dernier, distinguant 35 lauréates. Sibylle Grégoire fait partie de ces femmes scientifiques reconnues pour leurs travaux. Elle partage son parcours et l'importance de cette distinction pour les femmes dans la recherche scientifique.
Ses recherches portent sur la caractérisation non invasive de l’élasticité des tissus biologiques. En utilisant un système d’imagerie, elle mesure la vitesse des ondes élastiques, directement liée à la rigidité des tissus. Son travail de thèse se concentre sur les artères, où une rigidité accrue est synonyme de risque cardiovasculaire plus élevé. L'innovation majeure réside dans l'utilisation du mode de flexion, un mode de propagation des ondes de pouls récemment découvert, plus lent et plus précis pour estimer la rigidité artérielle, ouvrant la voie à la détection précoce des accidents cardiovasculaires.
Pour Sibylle Grégoire, recevoir ce prix est une reconnaissance précieuse de ses pairs et une opportunité d'échanger avec d'autres femmes scientifiques issues de divers domaines. Elle encourage les jeunes filles à envisager une carrière scientifique, en privilégiant des équipes bienveillantes qui leur donneront confiance en elles. Elle souligne la liberté et la richesse de l'aventure doctorale, de la conception à la communication d'un projet de recherche.
L'Université Claude Bernard Lyon 1 félicite également Anne Gagneux, pour ses recherches sur l'intelligence artificielle générative et restauratrice d'images au Laboratoire de l’informatique du parallélisme (LIP), ainsi qu'Amandine Chantharath, du Centre international de recherche en infectiologie (CIRI), récompensée pour ses travaux sur la diversité des défenses immunitaires.




