Pandora : une planète virtuelle pour étudier la tectonique et le climat

Une simulation numérique inédite, coordonnée par l'Université Côte d'Azur et impliquant Lyon 1, révèle comment les mouvements internes de la Terre influencent les paysages et le climat.

Image générique de la surface d'une planète virtuelle avec des plaques tectoniques visibles et des motifs atmosphériques tourbillonnants, représentant des processus géologiques et des interactions climatiques. Rendu numérique distinct, montrant des continents en formation de supercontinent.
IA

Image générique de la surface d'une planète virtuelle avec des plaques tectoniques visibles et des motifs atmosphériques tourbillonnants, représentant des processus géologiques et des interactions climatiques. Rendu numérique distinct, montrant des continents en formation de supercontinent.

Une équipe internationale, coordonnée par l'Université Côte d’Azur avec des scientifiques de Lyon 1, a développé Pandora, une planète virtuelle simulant l'interaction entre la dynamique interne de la Terre et son climat sur des millions d'années.

Une simulation numérique révolutionnaire, baptisée Pandora, a été conçue pour reproduire l'évolution d'une planète, de son manteau profond à sa surface. Cette avancée, fruit d'une collaboration internationale impliquant l'Université Côte d’Azur et l'Université Claude Bernard Lyon 1, permet d'étudier comment les mouvements internes de la Terre influencent la tectonique des plaques, la formation des paysages et les changements climatiques à l'échelle des temps géologiques.
Coordonnée par Nicolas Coltice, professeur à l'Université Côte d’Azur, cette simulation relie pour la première fois au sein d'un même calcul la dynamique du manteau terrestre, les déplacements des continents, le climat, l'érosion et le transport des sédiments. Jusqu'à présent, les modèles étaient trop fragmentaires pour appréhender ces phénomènes de manière globale.
Les simulations de Pandora mettent en lumière le rôle des mouvements internes de la planète dans les variations climatiques. La formation d'un supercontinent, par exemple, peut entraîner un refroidissement global par réflexion du rayonnement solaire et consommation de CO₂ atmosphérique. Inversement, sa fragmentation peut provoquer une hausse du niveau marin et un réchauffement climatique dû à l'augmentation du dégazage volcanique.
Ces cycles de phases froides et chaudes émergent de la dynamique interne du système simulé, sans perturbation extérieure. Ces résultats, publiés dans la revue Geodynamica, offrent de nouvelles perspectives pour comprendre l'histoire climatique de la Terre et l'évolution d'autres planètes rocheuses, contribuant ainsi à mieux cerner les conditions d'habitabilité.
Information rédigée à partir de la source officielle : Université Claude Bernard Lyon 1 (04/11/2026)