Nanomer : l'ENS de Lyon tisse des liens internationaux en nanosciences

Le projet Nanomer, coordonné par l'ENS de Lyon, renforce la formation et la recherche en nanosciences entre l'Europe et l'Amérique Latine.

Image générique de nanosciences en laboratoire.
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Image générique de nanosciences en laboratoire.

Depuis sa création en 2024, le projet Nanomer, coordonné par l'ENS de Lyon, a renforcé les liens entre institutions européennes et latino-américaines dans le domaine des nanosciences, stimulant la formation et la recherche.

Le projet Nanomer, initié en 2024 et coordonné par l'ENS de Lyon, poursuit ses ambitions de faire progresser la formation en nanosciences, de favoriser l'innovation pédagogique et d'encourager l'échange des pratiques à l'international. Réunissant désormais 16 institutions partenaires d'Europe et d'Amérique Latine, le projet déploie une diversité d'initiatives pour les étudiants, enseignants et chercheurs.
L'année universitaire 2025-2026 a été marquée par plusieurs actions concrètes de l'ENS de Lyon. Ces initiatives visent à développer des compétences transversales chez les étudiants, comme la pensée critique et la communication, tout en encourageant les échanges d'expériences et le partage des pratiques pédagogiques entre enseignants.
La mobilité étudiante est une activité clé de Nanomer. Grâce à des bourses Erasmus+, des étudiants et doctorants d'Amérique Latine ont pu rejoindre des établissements français ou espagnols pour des séjours de recherche. En 2025, Sébastian Zangoni, doctorant de l'Université de Buenos Aires, a ainsi effectué un séjour de recherche au Laboratoire de Chimie de l'ENS de Lyon, découvrant de nouvelles approches et élargissant son réseau scientifique. En septembre 2026, Wara Echazu (Universidad Mayor de San Andrés, Bolivie) et Yadira Collahuazo (Universidad Técnica Particular de Loja, Équateur) ont également rejoint l'ENS de Lyon pour des séjours de trois mois.
Le projet favorise également les échanges entre enseignants-chercheurs. Galo Soler-Illia, professeur à l'Université de Buenos Aires et directeur de l'Institut de Nanosystèmes, est affilié au Laboratoire de Chimie de l'ENS de Lyon depuis 2023. Invité à Lyon ces trois dernières années, il a contribué à la formation par des conférences et enseignements, notamment sur les matériaux mésostructurés. Il a aussi exploré de nouvelles pistes de collaboration pour des stages et des projets de thèse en cotutelle.
Des temps collectifs enrichissent les mobilités, comme les workshops Nanomer. Après une première édition à l'ENS de Lyon en novembre 2025, le workshop 2026 se tiendra à Castellón, en Espagne, à l'Universitat Jaume I, réunissant étudiants et doctorants en mobilité.
Pour faire évoluer les pratiques pédagogiques, Nanomer organise des webinaires et ateliers à distance. Un webinaire sur l'enseignement à l'ère de l'intelligence artificielle, animé par Anne Clavel de l'Institut Français de l'Éducation, a illustré cette approche interdisciplinaire favorisant l'innovation.
Une bibliothèque de ressources, développée sur une plateforme Moodle à l'ENS de Lyon, rassemble vidéos de formation et documents de travail, accessibles sur demande. Les vidéos sont également disponibles sur la chaîne YouTube de Nanomer.
La coopération internationale s'appuie aussi sur le personnel dédié. Fin juin 2026, une Staff Training Week a été organisée à Sorbonne Université, en collaboration avec l'ENS de Lyon et l'Universitat Politècnica de València. Des collègues européens et latino-américains ont échangé sur les bonnes pratiques, la mobilité et le financement de projets.
Karin Kim Lim, responsable Coopération et Partenariats Internationaux à l'ENS de Lyon, est intervenue lors de cette semaine sur les typologies de partenariats internationaux.
Information rédigée à partir de la source officielle : ENS de Lyon (30/09/2026)