La recherche, intitulée "Un nouvel imaginaire insulaire dans le cinéma taïwanais (2008-2020) : industrie, genres et narration", a été menée par PAN Yi-Ling sous la direction de Mme Marie LAUREILLARD. Elle remet en question la dénomination "Post-Nouveau Cinéma" appliquée au cinéma taïwanais après 2008, arguant qu'elle ne parvient pas à saisir ses spécificités.
La thèse examine comment des films populaires sortis entre 2008 et 2020 se distinguent du cinéma d'auteur des années 1980, qui avait valu une reconnaissance internationale à Taïwan. Elle analyse notamment le succès du film Cape No. 7 et la manière dont l'identité taïwanaise s'y reflète.
Structurée en trois axes – infrastructure industrielle, genre cinématographique et narration historique – l'étude révèle que le lieu de négociation de l'identité taïwanaise s'est déplacé du cinéma d'auteur vers le cinéma de genre. Ce travail propose également un modèle d'analyse pour les petites cinématographies, soulignant comment les contraintes matérielles peuvent devenir une force créatrice.
Le jury était composé de Mme LAUREILLARD Marie (Professeure des universités, Université Paris Nanterre, Directrice de thèse), M. VILLARD Florent (Professeur des universités, Sciences Po Rennes, Rapporteur), M. LINCOT Emmanuel (Professeur, Institut catholique de Paris, Rapporteur), M. BARNIER Martin (Professeur des universités, Université Lumière Lyon 2, Examinateur), M. CORCUFF Stéphane (Maître de conférences, Science Po Lyon, Examinateur) et Mme GHERMANI Wafa (Assistant Professor, Université nationale centrale, Examinatrice). La présidence du jury était assurée par M. Martin BARNIER.




