Le Sanzy retrouve son cours naturel et sa biodiversité

Des travaux de restauration redonnent de l'espace au ruisseau et créent de nouveaux habitats pour la faune locale.

Image générique de restauration écologique d'un cours d'eau en forêt.
IA

Image générique de restauration écologique d'un cours d'eau en forêt.

Le ruisseau du Sanzy, long d'environ 1,5 km entre Saint-Genis-Laval et Oullins-Pierre-Bénite, retrouve peu à peu sa liberté grâce à des travaux de restauration visant à lui redonner de l'espace et des habitats diversifiés.

Après une première phase de travaux en mai, la restauration du Sanzy s'est poursuivie dans le bois qui porte son nom, à Saint-Genis-Laval. Cette nouvelle étape, aujourd'hui presque achevée, redonne au cours d'eau un lit plus large et des milieux plus variés, essentiels à sa vitalité écologique.
Enclavé dans un environnement urbain dense, le ruisseau, dont 400 mètres étaient busés à l'aval, conservait un fort potentiel écologique. Cependant, les aménagements successifs avaient contraint son lit, accéléré les écoulements et limité ses débordements naturels. Dans le bois, le lit était fortement creusé sur environ 150 mètres, puis canalisé dans une cunette en béton sur 70 mètres supplémentaires. Ces éléments ont été supprimés, et le fond du lit a été rehaussé pour se rapprocher du niveau des terrains environnants.
Le Sanzy dispose désormais d'une largeur moyenne de 50 mètres pour évoluer naturellement et déborder vers les milieux boisés et humides voisins. Ce ralentissement de l'eau et sa meilleure infiltration permettent de limiter les crues et de stocker de l'eau dans les sols, qui sera restituée progressivement en période de sécheresse.
Avant le début des travaux, quatre mares ont été creusées et végétalisées dans le bois pour accueillir les amphibiens présents dans le ruisseau, notamment les larves de salamandre. Leur capture et leur déplacement vers ces habitats refuges ont été réalisés par la LPO, préservant ainsi la faune pendant le chantier. Ces mares constitueront de nouveaux milieux favorables aux amphibiens et aux libellules, ainsi que des points d'abreuvement pour la petite faune.
Avec ces deux phases du projet, près d'un tiers du Sanzy, soit environ 450 mètres, aura été restauré. La prochaine étape, prévue en novembre 2026, concernera les plantations d'essences locales pour compléter la restauration et renforcer la végétation adaptée au site.
Information rédigée à partir de la source officielle : SAGYRC – Syndicat du bassin de l'Yzeron (06/10/2026)