Grippe : pourquoi la vaccination est cruciale après 65 ans

Les Hôpitaux Nord-Ouest rappellent les bénéfices du vaccin contre la grippe pour les seniors, protégeant contre infarctus, AVC et déclin cognitif.

Image générique d'une seringue et d'un flacon sur fond flou d'hôpital.
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Image générique d'une seringue et d'un flacon sur fond flou d'hôpital.

La vaccination contre la grippe après 65 ans offre une protection essentielle non seulement contre la maladie elle-même, mais aussi contre des complications sévères telles que l'infarctus du myocarde, l'AVC et le déclin cognitif, selon les Hôpitaux Nord-Ouest.

Malgré une perception de maladie bénigne, la grippe peut avoir des conséquences graves et durables pour les personnes de plus de 65 ans. Chaque année, elle cause environ 9 000 décès en France, dont plus de 90 % chez les plus de 65 ans. La couverture vaccinale chez cette population, bien qu'ayant atteint près de 60 % en 2020-2021, a reculé à 53,7 % en 2024-2025, loin de l'objectif de 75 % de l'OMS. La campagne de vaccination a débuté le 13 octobre.
Les personnes âgées sont plus vulnérables en raison de l'immunosénescence, de la dénutrition, de traitements associés ou de maladies immunodépressives. La vie en collectivité dans les Ehpad augmente également le risque de transmission. Les risques directs incluent la pneumopathie grave et les surinfections bactériennes. La grippe peut aussi décompenser des pathologies existantes comme le diabète ou l'insuffisance cardiaque.
Le vaccin joue un rôle crucial dans la diminution du risque d'infarctus du myocarde et d'AVC post-grippaux. Des études suggèrent même une baisse significative (30 à 40 %) du risque de développer la maladie d'Alzheimer chez les vaccinés annuels. L'inflammation systémique déclenchée par l'infection virale est délétère cardiovasculairement. De plus, la grippe peut entraîner un déclin fonctionnel durable, une perte musculaire et un risque accru de chutes.
Les effets secondaires du vaccin, tels que fièvre ou fatigue, sont généralement limités à 48 heures et ne constituent pas une contre-indication majeure, sauf allergies spécifiques. La diversité des vaccins disponibles permet souvent de trouver une alternative adaptée. L'efficacité du vaccin, bien que non à 100 %, varie selon les souches virales circulant chaque année et la réponse immunitaire individuelle. Des vaccins optimisés pour les plus de 65 ans, contenant plus d'antigènes ou un adjuvant, sont recommandés pour une meilleure protection.
Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, 53 % des personnes de 65 ans et plus sont vaccinées, et plus de 85 % des résidents des Ehpad des Hôpitaux Nord-Ouest (HNO). Les HNO organisent chaque année des campagnes de vaccination dans leurs Ehpad. La vaccination est simple : l'Assurance maladie envoie un bon de prise en charge, permettant de retirer le vaccin en pharmacie sans ordonnance. L'injection est prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie, par un médecin, pharmacien ou infirmier.
Il faut environ dix jours après l'injection pour être protégé. La vaccination annuelle est recommandée en raison de l'évolution des virus et de la diminution de l'immunité. La stratégie de « cocooning », qui consiste à vacciner l'entourage, renforce la protection des personnes à risque en réduisant la circulation virale.
Information rédigée à partir de la source officielle : Hôpitaux Nord-Ouest (26/10/2026)