Conditions de travail : l'intensité diminue, mais la pression augmente dans la fonction publique

Une étude de la DARES révèle une baisse globale de l'intensité du travail, mais une hausse des exigences émotionnelles et de la pression temporelle pour les agents publics.

Image générique représentant des environnements de travail contrastés, avec des éléments symboliques de stress et de collaboration.
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Image générique représentant des environnements de travail contrastés, avec des éléments symboliques de stress et de collaboration.

Une nouvelle étude de la DARES, publiée en septembre 2026, révèle une baisse de l'intensité du travail en France entre 2016 et 2024, mais souligne une augmentation de la pression temporelle et des exigences émotionnelles pour les agents de la fonction publique.

L'enquête « Conditions de travail et risques psychosociaux 2024-2025 » de la DARES met en lumière une évolution notable des conditions de travail. Entre 2016 et 2024, l'intensité du travail a diminué pour la première fois, passant de 43 % à 38 % pour les salariés exposés à au moins trois contraintes de rythme. Les relations de travail se sont également améliorées, et le manque d'autonomie a reculé de 3 points.
Cependant, ces évolutions sont contrastées. Les employés peu qualifiés font face à une intensification du travail et à une progression des comportements hostiles. Par ailleurs, la baisse de la pression temporelle observée globalement est principalement portée par le secteur privé. La proportion de salariés devant se dépêcher a diminué de 7 points dans le privé, mais a augmenté de 3 points dans la fonction publique.
Les agents publics sont également davantage exposés aux exigences émotionnelles liées au contact avec des personnes en situation de détresse. Deux agents publics sur trois sont concernés, contre environ un salarié sur trois dans le secteur privé. Ces résultats font écho aux nombreux métiers de la fonction publique territoriale exercés au contact du public, des usagers ou de personnes vulnérables.
Ces constats soulignent l'intérêt de poursuivre l'identification des facteurs de risques psychosociaux (RPS) au plus près des situations de travail. Des données complémentaires, notamment pour approfondir les résultats concernant la fonction publique, seront publiées dans le Rapport annuel sur l’état de la fonction publique 2026, attendu en octobre.
Information rédigée à partir de la source officielle : Centre de gestion du Rhône et de la Métropole de Lyon (cdg69) (16/10/2026)