La Bâtie d’Azieu révèle ses secrets après une campagne de fouilles fructueuse

Une première exploration archéologique sur le site historique de Genas a mis au jour de nombreux vestiges médiévaux, confirmant son importance stratégique.

Image générique d'un chantier archéologique médiéval.
IA

Image générique d'un chantier archéologique médiéval.

Une première campagne de fouilles archéologiques menée à la Bâtie d’Azieu, près de Genas, a révélé de nombreux vestiges datant du Moyen Âge, confirmant l'importance stratégique de cette ancienne fortification.

Située au cœur du parc des Étangs de Mathan, la Bâtie d’Azieu, mentionnée dès 1297 et occupée jusqu’au XVe siècle, était un maillon stratégique de la frontière entre le Dauphiné et les États de Savoie. Une première campagne de fouilles, financée par la Ville de Genas et menée par les archéologues d’Archéodunum du 29 juin au 24 juillet 2026, a permis d’explorer son sous-sol pour la première fois.
Sur une surface fouillée de 200 mètres carrés, les archéologues ont découvert une dizaine de trous de poteaux attestant d’anciens bâtiments en bois, un foyer aménagé, plusieurs fosses, des structures excavées dont un possible puits, et la partie basse du mur d’enceinte. Ces vestiges confirment que la forteresse associait constructions en bois et en pierre, typiques des bâties médiévales, et permettent de mieux imaginer la vie quotidienne de ses occupants il y a plus de six siècles. La butte sur laquelle repose la Bâtie est essentiellement naturelle, légèrement rehaussée par l’homme.
Parmi les découvertes mobilières figurent un carreau d’arbalète, témoignant de la vocation défensive du site, une molette d’éperon évoquant la présence de cavaliers, et de nombreux fragments de céramique qui aideront à affiner la datation et à comprendre le quotidien des habitants.
Durant l’été, des groupes d’enfants et d’adolescents de Genas ont pu visiter le chantier et rencontrer les archéologues, découvrant les techniques de fouille et la vie au Moyen Âge.
Bien que les fouilles de terrain soient terminées, l’analyse des céramiques, objets métalliques et ossements animaux se poursuit. Ces études visent à affiner les datations, comprendre l’organisation des espaces et reconstituer la vie quotidienne de cette fortification médiévale, dont les secrets ne sont pas encore tous révélés.
Information rédigée à partir de la source officielle : Mairie de Genas (01/10/2026)