Au-delà des conditions d’emploi, ces évolutions transforment également les conditions concrètes de travail dans les administrations publiques. La mise en œuvre des outils du nouveau management public modifie en profondeur les pratiques professionnelles et le quotidien des agents.
Fonctions publiques : les statuts et conditions de travail en question
Un colloque à Sciences Po Grenoble explore les mutations de la fonction publique depuis 1946 et leur impact sur les agents.
Par Romain Bouvier
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Image générique d'une pile de livres académiques sur un bureau en bois, avec la façade floue d'un bâtiment universitaire à l'arrière-plan.
Un colloque organisé à Sciences Po Grenoble a examiné les profondes mutations des statuts de la fonction publique et de l'État depuis 1946, ainsi que leurs conséquences sur les conditions de travail des agents.
Depuis 1946, le statut de la fonction publique a connu de nombreuses évolutions législatives et administratives, entraînant une fragilisation progressive des conditions d'emploi des agents publics. Le modèle de la « nouvelle gestion publique » s'est imposé, transformant les pratiques professionnelles et le quotidien des fonctionnaires.
Le colloque a été rythmé par quatre tables rondes abordant des questions centrales sur ces mutations. Des professionnels et universitaires ont croisé leurs regards sur l'évolution des statuts et de l'administration.
Les tables rondes ont traité de la transformation de l'identité professionnelle des agents, des mutations en psychiatrie, de la question du « souci de soi » de l'État au détriment de la santé des agents, et de la tension sur le statut public due à l'externalisation, la contractualisation et la précarisation.
Parmi les intervenants figuraient des sociologues, des politistes, des responsables de recherche, des représentants syndicaux et des enseignants-chercheurs issus de diverses universités et institutions telles que la Fondation Copernic, l'INSP, l'Université Paris 1, le CHS de la Savoie, l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, l'Université Clermont-Auvergne, l'Université de Lille, Sciences-Po Grenoble - UGA et l'Université Lyon 2.
L'organisation de cet événement était assurée par Renaud Bécot, Maître de conférences en Histoire et membre du laboratoire Pacte, et Marie-Julie Bernard, Maîtresse de conférences de droit public et Directrice adjointe du CERDAP².
Information rédigée à partir de la source officielle : Sciences Po Grenoble (IEP) (21/10/2026)



