Dans le cadre de la Fête de la science 2026, dont le thème est « Saveurs savantes », le Groupement d’Intérêt public ARC-Nucléart, basé au CEA de Grenoble, dévoile comment la science redonne vie aux vestiges du passé. Ces travaux, menés en partenariat avec The Conversation France, visent à éclairer notre compréhension des sociétés anciennes.
Comment savoir ce que l'on mangeait il y a plusieurs milliers d'années ? Les indices se trouvent parfois dans des objets du quotidien tels qu'un bol, une cuillère ou un filet de pêche. La conservation de ces matériaux organiques, comme le bois, le cuir ou les fibres végétales, est un défi majeur en raison de leur fragilité une fois sortis des milieux humides qui les préservaient.
Depuis plus de 50 ans, les équipes d’ARC-Nucléart allient chimie et physique nucléaire pour préserver ces précieux témoins. Ces objets archéologiques livrent ainsi des informations précieuses sur la vie quotidienne de nos ancêtres : leurs pratiques alimentaires, leurs méthodes de cuisson, de pêche ou de conservation des aliments. Des vestiges découverts dans des lacs jurassiens ou des épaves témoignent de pratiques vieilles de plusieurs siècles, voire millénaires.
Un exemple concret est un bol en noix de coco provenant de l'épave de la Jeanne-Élisabeth, échouée en 1755 au large de Palavas. Après traitement et restauration, il conserve des traces de décor qui offrent un aperçu de la vie de son propriétaire. « L'apport des sciences à l'archéologie et à la conservation des biens culturels est donc essentiel », souligne l'institution.
L'utilisation du rayonnement gamma par ARC-Nucléart joue un rôle crucial dans la sauvegarde de ces objets et dans la transmission de leurs récits sur nos ancêtres.




