Panneaux photovoltaïques : le CEA valide des matériaux biosourcés pour réduire l'impact carbone

Dans le cadre du projet RESILEX, des chercheurs ont développé des panneaux solaires sans verre, utilisant des polymères biosourcés pour une empreinte carbone réduite.

Image générique d'un panneau solaire intégrant des éléments végétaux. Jamais de noms propres. N'affirme jamais que c'est le fait réel.
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Image générique d'un panneau solaire intégrant des éléments végétaux. Jamais de noms propres. N'affirme jamais que c'est le fait réel.

Le CEA-Liten, en collaboration avec le CSEM, a validé expérimentalement un concept de panneaux photovoltaïques utilisant des matériaux biosourcés, réduisant significativement leur impact environnemental.

L'industrie photovoltaïque, devenue une source d'énergie majeure, cherche à améliorer son impact environnemental pour rester compétitive. Dans ce cadre, le projet Horizon Europe RESILEX vise à renforcer la durabilité de la chaîne de valeur du silicium et à concevoir de nouveaux produits moins impactants.
Le CEA et le CSEM ont travaillé sur l'écoconception de l'assemblage des panneaux photovoltaïques. L'objectif était de trouver une alternative fiable au verre, un contributeur majeur à l'empreinte carbone des panneaux solaires. L'étude a conduit à l'utilisation de polymères biosourcés combinés à des matériaux d'encapsulation innovants.
Cette approche permet de développer des panneaux photovoltaïques hétérojonction avec une puissance et une fiabilité exemplaires, tout en assurant un impact environnemental réduit et un approvisionnement européen des composants. Les faces avant et arrière sont désormais sans fluoro-polymère et de provenance européenne.
Une avancée notable est la validation expérimentale d'une BOM (bill-of-material) biosourcée, assemblée en France. Elle permet une réduction de 70% de l'empreinte carbone par rapport à une référence avec du verre, grâce au remplacement du verre par un polymère biosourcé et un encapsulant partiellement biosourcé.
Les tests de vieillissement sont également prometteurs : le module a passé deux fois la norme de chaleur humide (2000h) avec moins de 5% de perte. Cela représente une réduction de 13% du bilan carbone global du panneau photovoltaïque, en incluant l'empreinte du silicium et des cellules.
Le projet RESILEX, coordonné par ISMC, implique 21 partenaires de 8 pays européens et se terminera en juin 2026. Il vise notamment à réduire l'empreinte carbone de 50%, à diminuer l'usage d'Indium et d'Argent, et à réduire les coûts de 25% tout en maintenant un rendement élevé.
Information rédigée à partir de la source officielle : CEA-Liten (16/10/2026)