Mousses liquides : une nouvelle compréhension des réorganisations internes après l'arrêt de l'écoulement

Une étude de l'Université Grenoble Alpes révèle un mécanisme inédit de relaxation des mousses, ouvrant des perspectives pour le contrôle des matériaux mous.

Image générique de la structure interne d'une mousse liquide en cours de réorganisation, avec des bulles et des dynamiques invisibles à l'œil nu.
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Image générique de la structure interne d'une mousse liquide en cours de réorganisation, avec des bulles et des dynamiques invisibles à l'œil nu.

Une nouvelle étude du Laboratoire interdisciplinaire de physique (LIPhy) de l'Université Grenoble Alpes révèle un mécanisme inédit de relaxation des mousses liquides, remettant en question les hypothèses sur le comportement des matériaux amorphes.

Un consortium scientifique, incluant des chercheurs du Laboratoire interdisciplinaire de physique (LIPhy - UGA/CNRS), a mis en lumière un mécanisme inédit de relaxation des mousses liquides après l'arrêt de leur écoulement. Ces travaux, publiés en octobre 2026 dans Physical Review Letters, promettent d'améliorer notre compréhension et notre contrôle des matériaux mous.
Contrairement à l'idée reçue d'une immobilisation, les mousses continuent de réorganiser leurs bulles de manière invisible à l'œil nu, même à l'arrêt. Ce phénomène, observé dans divers matériaux comme les pâtes ou les gels, implique une évolution structurelle interne continue.
Grâce à la tomorhéoscopie rapide aux rayons X, une technique d'imagerie avancée utilisant un synchrotron, les chercheurs ont pu observer simultanément les contraintes mécaniques et les mouvements des bulles. Ils ont ainsi pu analyser directement les dynamiques internes après l'arrêt de l'écoulement d'une mousse liquide ultrastable, servant de modèle de matériau désordonné.
Les résultats indiquent une relaxation simple et rapide, suivant une loi exponentielle, contrairement aux relaxations lentes observées dans d'autres systèmes complexes. De manière surprenante, la vitesse de cette relaxation est indépendante du mouvement antérieur de la mousse et est directement liée à des réarrangements individuels à l'échelle de quelques bulles.
Cette découverte met en évidence un régime de relaxation basé sur une succession d'événements locaux indépendants, plutôt que sur des effets collectifs à grande échelle. Elle remet en question certaines hypothèses sur le comportement des matériaux amorphes et ouvre de nouvelles voies pour prédire leur évolution.
Ces travaux pourraient à terme améliorer le contrôle des propriétés mécaniques de matériaux utilisés dans l'industrie cosmétique, agroalimentaire, de construction, ainsi que dans des applications technologiques. Ils offrent également un nouveau cadre conceptuel pour analyser l'influence de l'histoire mécanique sur la stabilité de ces systèmes complexes.
Information rédigée à partir de la source officielle : Université Grenoble Alpes (UGA) (20/10/2026)