IA et données : les SHS grenoblois innovent

Une journée d'étude à Grenoble a exploré les nouvelles méthodes numériques et l'intelligence artificielle appliquées aux sciences humaines et sociales.

Image générique d'une pile de manuscrits anciens éclairée par une lampe de bureau, évoquant la recherche historique et les humanités numériques.
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Image générique d'une pile de manuscrits anciens éclairée par une lampe de bureau, évoquant la recherche historique et les humanités numériques.

Une soixantaine de scientifiques se sont réunis à Grenoble pour une journée d'étude sur les nouvelles pratiques numériques en sciences humaines et sociales (SHS), explorant l'usage de l'IA pour analyser des données sensibles et valoriser le patrimoine.

La Maison de la Création et de l’Innovation (MaCI) a accueilli la journée d’étude « Données et méthodes en sciences humaines et sociales », où une soixantaine de scientifiques ont présenté les nouvelles pratiques façonnant les SHS à l'ère numérique. L'événement, co-organisé par GRICAD, Pacte, AAU et la PUD-GA dans le cadre du projet GATES, a souligné l'importance des SHS à l'Université Grenoble Alpes (UGA), qui compte 24 laboratoires et environ 1 500 chercheurs et doctorants. Julie Sorba, vice-présidente Recherche en SHS de l'UGA, a mis en avant l'originalité du projet GATES.
Les échanges ont débuté par l'ancrage territorial de la recherche. Des géographes et sociologues ont comparé les modélisations de la « ville du quart d’heure » aux parcours réels des habitants. Un projet de recherche-création a également proposé une immersion sonore pour explorer la traversée urbaine de l'Isère.
La manipulation de données sensibles a été un autre point central. Les équipes ont présenté la création d'un graphe de connaissances pour quantifier la létalité des frontières européennes et les démarches d'accès sécurisé aux données statistiques du RSA pour analyser les politiques sociales.
Face à l'essor de l'intelligence artificielle, la journée a mis en lumière le développement de solutions locales et souveraines. Grâce aux infrastructures de calcul de GRICAD, les chercheurs ont montré qu'il est possible d'analyser de vastes corpus de thèses ou des comptes-rendus d'entretiens sans dépendre des géants du Web.
Enfin, les humanités numériques et les méthodes quantitatives ont clôturé la rencontre. Des protocoles de méta-analyse en psychologie à la transcription automatique de manuscrits de 30 000 vers, les chercheurs ont démontré comment le numérique valorise les sources patrimoniales tout en garantissant la transparence scientifique.
Information rédigée à partir de la source officielle : Université Grenoble Alpes (UGA) (20/10/2026)