Les indicateurs régionaux révèlent que le Cantal fait face à des défis importants en matière de santé mentale, plus qu'ailleurs en Auvergne-Rhône-Alpes. L'isolement géographique, les difficultés d'accès aux soins et les représentations sociales liées à la santé mentale peuvent freiner le recours aux soins. De plus, le département présente l'un des indices de vieillissement les plus élevés de France, avec une part importante de personnes âgées.
Les chiffres montrent que le taux de mortalité lié aux troubles mentaux, aux troubles du comportement, à la démence, à l'abus d'alcool, à la toxicomanie ou au suicide sont plus importants dans le Cantal que la moyenne régionale. Il en est de même pour le taux de personnes sous traitements en lien avec une pathologie psychiatrique. Sous-doté en professionnels de santé, le département mène une politique d'attractivité pour les psychiatres, psychologues et psychomotriciens.
Face à ces enjeux, le Cantal bénéficie de plusieurs réseaux thématiques structurants qui jouent un rôle clé dans la prévention, l'information, la coordination et l'animation des actions de proximité. Ces réseaux, tels que le réseau parentalité du CIDFF15, le réseau cantalien de prévention du suicide, la Communauté 360, le Dispositif d’Appui à la coordination (DAC), l'ADMR ou encore la plateforme de répit de l'UDAF, relient les acteurs institutionnels, associatifs et professionnels.
L'Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes accompagne la mise en œuvre du Contrat local de santé de l'Est Cantal, cofinançant sa coordination à hauteur de 35 000 euros par an, dont 10 500 euros pour le volet santé mentale. Ce soutien vise à renforcer la coordination et à développer des réponses adaptées aux besoins du territoire.
La densité de psychiatres dans le Cantal est plus faible qu'aux niveaux régional et national (3,8 pour 100 000 habitants, contre 9,1 en Auvergne-Rhône-Alpes et 9,2 en France). Pour agir en amont, l'ARS soutient des actions de prévention et d'« aller-vers », finançant plus de 8,5 équivalents temps plein de psychologues mobilisés auprès de divers publics : jeunes, personnes isolées ou en précarité, victimes de violences ou de psychotraumatismes, et personnes confrontées aux addictions.
La maison des adolescents du Cantal a rouvert ses portes fin 2025 grâce au soutien de l'ARS. L'agence accompagne également le Service d’accompagnement thérapeutique des mineurs victimes de violences sexuelles et/ou incestes (SATh), tous deux portés par l'association Accent jeunes et couvrant l'ensemble du département.




